Le

hourà

Lieu Chemin du Paradis,
30700 Uzès

Conférence / Débat / Rencontre, Festival

Transfo philo - Philo au Mas Careiron

Le Transfo vous propose des conférences-débats animées par Alain Guyard au Mas Careiron, sur le thème général : Comment bien rater sa vie ? Plusieurs conférences aborderont différents sous thèmes. Découvrez la programmation complète !

Renseignements :
Rendez-vous devant la salle Agora du Mas Careiron.

Tarif(s) :
Tarif unique : 5 €.


Rendez-vous devant la salle Agora du Mas Careiron.

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On est donc parti pour un nouveau cycle de philo au Mas Careiron. Chic ! De quoi qu’on va causer ? De cela, qui est très

actuel, à savoir que le pouvoir, surtout le pouvoir politique, n’existe que par les mots qu’il dit et qu’il ordonne. Or,

l’ennuyeux dans cette affaire, c’est que le langage du pouvoir est gangréné par le mensonge, la perte de contact avec le

réel, des mots qui sonnent creux, des éléments de langage, bref, de la langue de bois. Et nous autres, face à ça, on

découvre qu’on est toujours à blablater, à causer, à tchatcher, et que, des fois, il nous sort des mots, comme ça, comme

un pet sur une toile ciré, sans crier gare, qui tapent juste, et nous rendent plus, comment, dire, nous rendent plus nous-

mêmes. Et voilà qu’avant on n’en pouvait plus, de nous, et maintenant, qu’on peut plus. Et donc, on va se balader entre

pouvoir et puissance, domination et augmentation de soi, parole vive et langue morte, en espérant avec la grande

philosophe Dalida, que tout ça ne soit pas « paroles et paroles… »

 

Le déroulé :

Speach éclairé du philosophe

Débat

Pot et le temps de la curiosité

 

C’est parti pour « Le Grand festival des lèches-culs : langage et pouvoir »

 

PROGRAMMATION 2025 :

 

Le Grand Festival des Lèche-Culs

Langage & pouvoir

 

> Mardi 28 janvier : « Au parlement, ça parle ou ça ment ? »

Pour les braves : Et si le plus important, en politique, ça n’était pas de pisser des lois, mais de palabrer, et sans cesse,

sans jamais se mettre d’accord ? Et qu’elle était là, la démocratie ? Pour les binoclards : la rhétorique horizon,

indépassable du politique, entre éristique et syllogisme. D’Aristote, critique de Socrate, à Cicéron, subsumant le politique

au sémantique en achevant par Rancière.

 

> Mardi 4 mars : « La cause que je cause est-elle une noble cause ? »

Pour les braves : les mecs, avec leur IA et leur chatGPT, trop ils veulent nous faire croire que la transparence est dans

le langage comme la lumière dans le pipi de la sainte vierge. Mais les mots nous sortent de tous les trous et nous parlent

avant qu’on ait eu le temps de la contourner, la langue, et sept fois plutôt qu’une. Pour les binoclards : valeur d’échange

et valeur d’usage du langage, entre corrélation et association, monétarisation de la communication et dévaluation du

symbolique. Freud, von Ueküll et Montaigne comme recours

 

> Mardi 8 avril : « Bouffon que le roi sans foi qui bouffe le foie du fou du roi »

Pour les braves : L’art de gouverner consiste en l’enfumage de michetons qui ne peuvent pas mettre à nu l’imposture

souveraine sauf en passant par la vérité du bouffon, du cynique et de Coluche. Pour les binoclards : Parrhesia

diogénique contre pieux mensonge platonicien, et puissance du rire contre le rite, chez Démocrite et Erasme.

 

> Mardi 20 mai : « C’est çui qui dit qui y est »

Pour les braves : Quand je me tais, je suis infoutu d’en savoir sur moi. Plus je me cause, mieux je me connais. Mais

alors manque de pot, comme celui infoutu de faire le tour de ce qu’il est. Pour les binoclards : Mêmeté et ipséité chez

Ricoeur, et publicisation / édition du texte de soi. Pour une identité narrative, de Foucault à Péchon de Ruby.

 

> Mardi 17 juin : « Quelle distance entre ma langue et mon sexe ? »

Pour les braves : L’écriture inclusive, ça excite et ça énerve. Les gens croivent que ça se résume à Madame la maire

ou citoyen.nes. Mais si ça se trouve, c’est pas que du vocabulaire, c’est peut-être un vision du monde, où les dames

restent à la cuisine, motus et bouche cousues, toutes lèvres closes, et les hommes nomment le monde, grande gueule

qu’ils sont. Pour les binoclards : Luce Irigaray et Monique Wittig pour penser la désubjectivation féminine à travers la

superstructure du langage, organe de production du réel, machine à effacer le dire des non-mâles.

 

** Infos pratiques

Ouvert à tous

PAF (participation aux frais) : 5 €

Entrée libre pour les patients et soignants en service.